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GIRONDINS.COM
C'est parfait ! En s'imposant un à zéro face à l'OGC Nice Samedi soir, les Girondins de Bordeaux ont réalisé une excellente opération au Stade du Ray, au terme d'une rencontre indécise...
La réputation des Rouge et Noir n'est plus à faire. En effet, les hommes de Frédéric Antonetti, calés dans le ventre mou du championnat, traînent une image de joueurs pugnaces, gagneurs voire bagarreurs... dans le bon sens du terme ! Se battant sans jamais lâcher prise, ils promettaient avec courtoisie aux bordelais, un rendez-vous difficile, à l'occasion de cette 14ème journée de Ligue 1, tout en sachant que la tâche allait être délicate à négocier pour eux, eu égard au classement élitiste de leurs hôtes. Respectueux mais déterminés, les Aiglons entamaient pourtant les hostilités avec plus d'audace que leurs vis-à-vis.
Préparés à aller au combat, les azuréens, sis dans un schéma tactique établi en « 4-1-2-2-1 », déclaraient la guerre à leurs homologues dès les premières minutes de jeu. Forts d'une ligne arrière composée de joueurs athlétiques tels que Fanni et Yahia sur les ailes, de S. Troaré et Abardonado en charnière, ainsi que d'un milieu de terrain triangulaire voyant Echouafni en retrait de Balmont et Rool, les niçois croient d'emblée en leurs chances. C'est grâce à un autre trio plus tourné vers l'attaque qu'ils vont progressivement s'installer dans le camp adverse. Koné, Vahirua et Bagayoko démarrent sans complexe en investissant les derniers mètres visiteurs de façon inquiétante.
Confinés dans un dispositif proche de celui usité face à Troyes la semaine passée, les Marine et Blanc évoluaient, eux, dans un « 4-2-2-1-1 » destiné à lancer en profondeur un Jean-Claude Darcheville positionné seul en pointe. Pour satisfaire à cette spécificité offensive, Ricardo replaçait Lilian Laslandes en soutien du Guyanais, accompagné un cran plus bas par Vladimir Smicer et Juan Pablo Francia, légèrement décalés dans leurs couloirs respectifs (gauche et droit). Bruno Cheyrou et Rio Mavuba, essuie-glaces de l'entre-jeu, balayent la zone de récupération devant la meilleure défense de l'Hexagone, au sein de laquelle Kodjo Afanou tient sa place aux côtés de Marc Planus, Franck Jurietti et David Jemmali. Julien Faubert, Marouane Chamakh, Henrique, Alonso et Denilson, assis sur le banc, manquaient à l'appel, ainsi que Fernando, suspendu.
Ricardo, qui déclarait en conférence de presse que Nice était une formation qui avait de l'ambition, ne croyait pas si bien dire ! Le coup de sifflet initial à peine donné, les locaux se ruent vers la cage d'Ulrich Ramé. Cette partie, qui débute sur un rythme élevé, voit face à face des bordelais accrocheurs et un Gym très mobile, cherchant des solutions. Néanmoins, la première situation chaude est à mettre à l'actif de Lilian Laslandes qui tente une demi-volée aux vingt cinq mètres. L'initiative est louable, mais non cadrée (10ème). Si c'est le grand blond qui se met d'abord en évidence, on peut craindre un instant que la pluie automnale qui s'abat sur le près, face place à l'orage niçois... Les pensionnaires du Ray, s'approchent et enchaînent des mouvements collectifs quelque peu déstabilisants pour le bloc aquitain.
En dépit d'un football parfois stérile, les belluaires qui s'observent, se craignent et se neutralisent autour du rond central, font preuve d'allant. Mal récompensés de leurs bonnes intentions, les partenaires de Vladi Smicer recherchent de façon trop évidente la solution en profondeur, sollicitant maladroitement un J.C. Darcheville victime de mauvaises transmissions.
Aux appels désordonnés, à l'attentisme ainsi qu'à un jeu décousu, succède une tête plongeante rageuse de David Jemmali... contre son camp ! Ouf, c'est à côté ! Le frisson vient de passer dans le dos de tous les supporters du scapulaire (28ème). Sous la pression, « Boys du Haillan » reculent et concèdent trop de corners. Pour ce sortir du bourbier, ils commencent à opérer par contres, certes infructueux, mais intéressants car utilisant la largeur et les ailes pour déployer des offensives construites. De plus, des cartons jaunes collectés de part et d'autre sont là pour rappeler que la joute est engagée... C'est d'ailleurs à la suite d'une faute et d'un coup-franc exécuté par Pablo Francia que Smicer surgit seul pour rater l'immanquable (40ème) ! Le Tchèque, pas en veine en ce moment, était de toutes façons signalé – à tort – hors-jeu...
Tandis que la pause approche, c'est encore Francia qui s'essaye à un tir, assénant une reprise de volée en équilibre, finissant sa course entre les jambes d'un Gregorini vigilant (45ème). Cette occasion indique que les bordelais ont les moyens d'être dangereux balle au pied, même si leurs vis-à-vis ne semble l'être que sur coups de pied arrêtés...
Au retour des vestiaires, Bruno Cheyrou, victime d'une entorse à la cheville, a laissé sa place à Julien Faubert. La rentrée du feu follet va bientôt changer le cours de la rencontre ! Trois minutes après son apparition, l'ancien cannois effectue un déboulé foudroyant dont il a le secret, sur l'aile droite, et délivre un centre en retrait mal repoussé par un pied niçois. Lilian Laslandes qui arrive lancé, ne laisse pas passer l'aubaine et expédie un missile tendu droit devant, dans la lucarne azuréenne. Le grand blond ouvre le score et scelle la victoire bordelaise, sans encore le savoir. C'est déjà la septième au général et la troisième à l'extérieur...
Á présent, les visiteurs se trouvent nettement mieux dans les intervalles, leur football n'en étant que plus fluide. Délivrés, ils osent et développent proprement leurs mouvements, donnant du fil à retordre aux triples vainqueurs de la Coupe de France. Bordeaux domine, fait courir l'adversaire et met le feu sur les côtés, avec notamment un Faubert insaisissable.
Timides, les hommes d'Antonetti n'ont plus le même rendement. Après avoir sorti, postes pour postes, Vahirua pour Camara et Bagayoko pour Roudet (63ème), le coach résident voit son confrère Ricardo lancer Marouane Chamakh dans le grand bain, suppléant un J.C. Darcheville ayant encore beaucoup donné (73ème).
La nouvelle organisation bordelaise pose désormais des problèmes, à un collectif méditerranéen de plus en plus cantonné dans sa propre moitié. L'activité incessante et efficace de Laslandes n'y étant pas étrangère....
Après un premier acte plutôt soporifique, les marines anesthésient maintenant leurs patients, dépassés par les évènements. Chamakh y va de son opus, mais le portier veille et détourne sur Faubert, trop surpris pour ajuster correctement (82ème). Bordeaux illumine le jeu, maîtrise son sujet, mais pas un éclairage capricieux qui renvoie bientôt les protagonistes dans le tunnel. Coup de théâtre sur la Riviera !
Dix minutes de pose et la partie reprend son cours, pour voir une dernière tentative de Roudet s'écraser sur le montant droit de Ramé (90+2). Frayeur garantie et victoire assurée !
Ce succès acquis avec sérénité, permet aux troupes de Ricardo de figurer seules secondes au classement, en attendant le choc de la 15ème journée, face au P.S.G (quatrième), dans quinze jours à Chaban-Delmas...
desole de cette article copier car je n'ai pas eu le temps de faire le mien
c'etait les vacances..